Tunis - Le 07/06/2014

TUNISIE

 

4/06 – Départ de Marseille. 
A peine monté dans l’avion que déjà tout se négocie :
– Je peux avoir le hublot ? Je peux avoir la place avec ma femme ?
– quand c’est le duty free ? pourquoi y’a pas le duty free ?

 

L’avion s’agite, tangue et tremble au moins autant que les accents chantent et que les r roulent. Après trois rotations épiques nous atterrissons enfin à Tunis.

 

La bande de joyeux lurons hispaniques m’attendent pile à l’heure à l’aéroport. Il y a Josu et Maïte, un couple de Bilbao, et Marcel, ‘el capitan’.

 

Pas le temps de niaiser, nous filons en direction de Bizerte, au nord de la Tunisie, où le bateau est resté pour quelques jours. Après avoir chargé les courses et préparé le matériel, nous prenons la mer pour Kelibia, plus au sud sur la côte est.

 

De Bizerte à Kelibia, première nuit en mer :

 

Ce matin j’étais chez les parents, et ce soir nous naviguons autour de la Tunisie !

 

 

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Le temps est calme, la mer est belle.
Le cap Bon passe, la nuit tombe et au loin le golf et les lumières de Tunis apparaissent. La lune fait un clin d’oeil au drapeau Tunisien au dessus de la côte, et les algues phosphorescentes dessinent le trajet du bateau. Comme dans life of Pi quoi. sauf en mieux.

 

Les dauphins font la gueule et restent cachés.

 

Nous arrivons tôt le matin à Kelibia, après 13h de bateau.
Kelibia est un port de pêche à la base, mais nous sommes autorisés à accoster.
Il est 6h du matin et tout le monde s’agite déjà depuis des heures. Ca pue le poisson, ça crie, ça bouge dans tous les sens.
Les pêcheurs étendent leurs filets, les charpentiers réparent les vieux bateaux en bois et la douane maritime vient réclamer son dû en or et en vin.

 

Retour à Tunis en voiture pour aller chercher deux Argentins, amis de Marcel depuis longtemps. En seulement un jour j’étais devenu trop fort en espagnol. Mais avec l’accent Argentin c’est foutu.

 

Nous en profitons pour faire un tour à sidi bou saïd (un bled connu). C’est très (très) touristique, mais le village vaut quand même le coup d’oeil, avec ses maisons typiques blanches et bleue et son charme méditerranéen.
Nous terminons bien entendu par un thé à la menthe et une chicha.

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L’enfer de la criée :

 

Kelibia marque la fin de notre passage en Tunisie. Pour dépenser les dinars restant, Marcel me demande d’acheter des sardines. Les pêcheurs sont de retours au port avec du poisson frais, et le vendent directement sur le quai.

 

Si vous voulez une image de la criée, le mieux c’est d’imaginer des traders en pleine action, quand le cours de la bourse vient de se casser la gueule soudainement. Avec une odeur de poisson terrible, le soleil qui tape, et aucun parachute doré pour celui qui ne vend pas son bout de gras.

 

J’arrive au milieu de tout ça avec ma gueule de blanco, mes bonnes manières et mon anglais d’Anglais. Autant dire que tout le monde s’en fou.

 

Je me fraie un passage dans la foule mouvante. Dès qu’un bateau étale ses prises c’est la ruée.
A force de gueuler « Sardiña ! Sardiña ! » je fini par attirer l’attention d’un gamin, qui me montre un seau rempli de poissons.
Bon. Ca doit être ça une sardine. Je sais pas moi, en même temps je les ai vu que dans des boites.
Ok, vale, 6 dinars les 3 kilos (1,5€), je risque pas grand chose, je prends.

 

Sauf que voila un autre type qui me dit :

– « Non non non, c’est pas Sardines ça, moi j’ai des sardines. »

Et il me tend un seau avec des poissons presque pareils, mais plus petits. Qui pour le coup me rappellent bien plus les sardines de carrefour.

 

 

Il me propose 2kg pour 10 dinars. Je comprends que je me suis fait enfler par un gamin de 12 ans, et je lui dis que de toute façon je n’ai plus que 3 dinars. Il me dit que c’est bon.

 

Je rentre au bateau alourdi de deux gros sac de poissons, allégé de tous les dinars restant et d’un peu de fierté.

 

Pantelleria : L’ile aux Tortues :

 

Réveil en fanfare ce matin. départ vers l’est en direction de Pantelleria, une île volcanique Italienne. Après quelques heures de navigation, l’ile se dessine au loin.

 

Elle n’est pas très large (40km) et toute en hauteur  (800m).
A quelques miles de la côte, un bataillon de 5 tortues viennent, chacune à leur tour, vérifier nos bonnes intentions.
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L’ile ressemble vraiment à un repaire de pirates, d’autant que les maisons sont construites avec la terre volcanique très noire.
La piste du minuscule aéroport fini rapidement au dessus du vide au centre de l’ile. Peut-être est-ce pour cela qu’il n’y a pas beaucoup de touristes.
Ici on vit la vita bella. nous faisons le tour de l’ile tranquillement, en fiat 500, les cheveux dans le vent.
Le cratère principal abrite un lac, avec des plages de sable et une eau turquoise brulante. Le tour de l’ile est parsemé de sources d’eau chaude naturelles. Des vignes recouvrent une partie de l’ile et le maquis complète le tout.

 

Le soir, de retour au bateau, des anchois par centaines se jettent sur le bateau. Plus qu’à lancer le barbecue pour finir la journée parfaitement.

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